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Le quartier de la Nouvelle Athènes (1823)

Rue Henry-Monnier

7 rue henry monnier

La rue Henry-Monnier, vue de la place Gustave-Toudouze

La « Nouvelle Athènes » est un lotissement bâti, à partir de 1819-1820, à l’initiative du receveur général des finances Augustin Lapeyrière, sur les pentes du « clos Saint-Georges », l’un des quatre quartiers de l’actuel IXe arrondissement, sur le versant sud de la Butte Montmartre. Adolphe Dureau de La Malle lui attribua ce nom en 1823, dans le Journal des débats politiques et littéraires. Il faisait alors référence au style « antiquisant » des beaux immeubles qu’on y éleva, ainsi qu’au philhellénisme de ses résidents les plus renommés.

La « Nouvelle Athènes » s’imposa peu à peu comme l’un des quartiers du Paris moderne sous la monarchie restaurée : elle attira, « par la salubrité de l’air qu’on y respirait, par les eaux qu’y apporte le canal de l’Ourcq, par son heureuse exposition  au midi, par ses élévations modérées », une classe bourgeoise plus aisée, peu sensible au charme du vieux Paris insalubre.

Rue Fléchier

2 rue fléchier

 2, rue Fléchier - sur la plaque commémorative : « Théodore Chassériau / (Saint-Domingue 1819 – Paris 1856) / Peintre romantique / et personnalité de la Nouvelle Athènes / a vécu ici jusqu’à sa mort / Bicentenaire 1819-2019″

Le quartier de la « Nouvelle Athènes » s’étend sur une zone formant un triangle délimité, à l’ouest, par la rue Blanche, au sud, par la rue de Chateaudun, et à l’est, par la rue Notre-Dame-de-Lorette. Il fut le refuge des peintres, sculpteurs, écrivains et poètes du mouvement romantique: Eugène Delacroix, Théodore Chassériau, Horace Vernet, Paul Delaroche, Henri de Triqueti, Jean-Pierre Dantan le Jeune, Frédéric Chopin, les comédiens Talma et Mademoiselle Mars, la tragédienne Catherine Joséphine Duchesnois.

Cet havre de paix séduisit bien au-delà de la génération des artistes romantiques : Charles-François Daubigny, l’un des précurseurs de l’impressionnisme, s’y installa en 1868, après avoir quitté son atelier du quai d’Anjou. 

Rue Blanche

11bis rue blanche

Corniche et entablement d’une fenêtre – 11bis rue Blanche

Les immeubles de la « Nouvelle Athènes » possèdent le plus souvent une façade assez plane et dépouillée, qui s’élève sur plusieurs niveaux séparés par des corniches saillantes. Les baies sont soigneusement moulurées. Les éléments d’ornement, qui reprennent souvent le répertoire décoratif de l’architecture antique, se concentrent sur l’entablement des portes et des fenêtres, animent les corniches.

La porte de l’immeuble du 11bis, rue Blanche est flanquée de pilastres doriques ; les fenêtres sont surmontées d’un entablement sur consoles à frise d’oves et de dards. La corniche du rez-de-chaussée est ornée d’un rang de denticules ; celle du premier étage, d’une frise de postes. Les denticules animent également les entablements et les corniches des étages médians. La corniche terminale, qui supporte un balcon filant, repose sur une succession de modillons et de rosaces.

Rue Paul-Escudier

4-4bis rue Escudier

L’immeuble situé aux 4-4bis, rue Paul-Escudier 

Plusieurs immeubles de la rue Paul-Escudier présentent des façades caractéristiques du lotissement de la « Nouvelle Athènes » : ils possèdent des portes et des fenêtres soulignées de moulures décoratives, des corniches parcourues d’ornements variés (denticules, postes, grecques, feuilles d’eau).

Créée en 1837 sous le nom de « Cité Gaillard » sur les terrains d’un entrepreneur en maçonnerie et fermée par des grilles à ses extrémités, la rue Paul-Escudier ne fut ouverte au public qu’au début du XXe siècle et nommée du nom d’un homme politique, député de l’arrondissement et conseiller municipal du quartier.

4-4bis, rue Escudier 

4-4bis, rue Paul-Escudier – Détail de la frise décoratives de postes

Dans la rue Paul-Escudier, les éléments ornementaux les plus élaborés distinguent les étages principaux des immeubles situés aux n° 4-4bis, plus exactement les corniches des premiers et seconds niveaux.

Rue La Bruyère

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L’immeuble au grand balcon – 56, rue La Bruyère

La rue La Bruyère est probablement, avec la rue Notre-Dame-de-Lorette, l’une des plus belles voies de la « Nouvelle Athènes ». Créée en 1824 et prolongée en 1839, sur des terrains appartenant à Jean-François Boursault-Malherbe, la rue La Bruyère est bordée d’immeubles homogènes dont l’ornementation est à la fois soignée et variée.

Du côté de la rue Blanche, l’immeuble au grand balcon se distingue par son décor sculpté abondant. Les deux baies cintrées ouvertes sur le balcon sont flanquées de pilastres cannelés à chapiteau ionique, dont les volutes retiennent une guirlande de fleurs, et de larges pilastres doriques. Des rinceaux occupent les écoinçons et la clé des deux arcs en plein cintre reçoit des cartouches sculptés d’une tête féminine. L’entablement contient une frise à rinceaux de vignes, surmontée d’une corniche à denticules.

 

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L’immeuble aux génies chasseurs – 50, rue La Bruyère

Le bel immeuble aux génies chasseurs possède un rez-de-chaussée à refends, percé d’une porte dont l’arc surbaissé est couronné d’un cartouche au chiffre « DL ». Le bel étage est scandé de pilastres cannelés à chapiteau ionique qui supportent un entablement contenant une frise de rinceaux peuplés de petits génies sur le thème de la chasse.

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Le mascaron

La console couronnant la fenêtre centrale est ornée d’un mascaron représentant un visage féminin souriant, qui détourne le regard vers la gauche. Cette tête est coiffée d’une double tiare qui couronne sa chevelure ondulée et garnie de fleurs. De longues mèches soigneusement tressées sont nouées sous le menton.

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L’immeuble aux génies chasseurs – 50, rue La Bruyère

Sur la frise décorative, les génies chasseurs évoluent au milieu des rinceaux. L’un des génies est agenouillé et tend le bras pour présenter un faucon.

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Deux génies de la frise décorative

D’autres génies paraissent dans diverses occupations : l’un souffle dans un cor de chasse, un autre manipule une cage aux oiseaux.

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L’immeuble aux rosaces – 35, rue La Bruyère

L’immeuble élevé à l’angle de la rue Pigalle, côté impair, possède une porte coiffée d’un arc en plate-bande dont les montants et le linteau sont ornés de rinceaux et de deux grandes rosaces.

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Détail d’une fenêtre

Les moulures de la porte, des fenêtres et des corniches sont parcoures de raies de cœur et de cordages, de festons, d’oves et de dards, de feuilles d’eau, de denticules, de chapelets et de perles. Le balcon repose sur quatre consoles à feuillage d’acanthe.

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L’immeuble situé au 27, rue La Bruyère

Le même répertoire décoratif anime les moulures de l’immeuble situé au n° 27, dont les fenêtres sont couronnées d’un fronton pointu : rangs d’oves et de dards sur la base et les rampants du fronton, motifs en chapelet contournant les fenêtres, large frise de postes sur la corniche du premier étage.

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L’immeuble situé au 24, rue La Bruyère

L’immeuble élevé à l’angle de la rue de La Rochefoucauld, aux façades recouvertes d’un crépi blanc, possède une ornementation plus sobre, qui repose sur la superposition des trois ordres classiques : dorique, ionique et corinthien.

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angle rue la bruyère et la rochefoucauld 2

Les frises décoratives

Chaque niveau est nettement séparé par un entablement ou de simples corniches saillantes, singularisés par leur décor : la corniche du premier étage surplombe une frise de rinceaux et de rosaces ; l’entablement du second étage comprend, sous un rang de denticules, une frise de losanges et de fleurettes.

 

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L’immeuble situé au 8, rue La Bruyère

Le goût du détail ornemental fait parfois l’objet d’un soin minutieux particulièrement remarquable. Les moulures de la porte rectangulaire de l’immeuble du n° 8 rassemble ainsi un échantillon de motifs parmi les plus appréciés. Une fine « dentelle » d’oves et de dards, ainsi qu’une rangée de denticules et de minuscules feuilles d’eau, se logent sous l’entablement. Celui-ci s’appuie sur deux consoles dont l’enroulement, partagé d’un rang de perles, retombe sur une demi-rosace. Les moulures de la porte sont parcourues de raies de cœur, de feuilles d’eau et de motifs de chapelet.

Rue de la Tour-des-Dames

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Hôtel de Mademoiselle Mars – 1, rue de la Tour-des-Dames

   Le lotissement de la rue de la Tour-des-Dames fut entrepris en 1820 par le receveur général Lapeyrière et l’architecte Auguste Constantin (1791-1842). Les deux hommes transformèrent la modeste « ruelle Baudin », qu’on dénomma « rue de la Tour-des-Dames » en allusion au moulin à vent qu’y possédaient les abbesses de Montmartre, en l’une des rues les plus distinguées de la « Nouvelle Athènes ». Ils n’y élevèrent pas d’immeubles, mais de véritables demeures particulières, agrémentées de jardins.

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Le rez-de-chaussée de l’avant-corps central

Construit pour le maréchal Gouvion-Saint-Cyr, l’hôtel particulier situé à l’angle de la rue de La Rochefoucauld est conçue comme une villa palladienne. Sa façade principale se compose d’un avant-corps central à trois ouvertures, compris entre deux bossages de pierre. La porte d’entrée et les fenêtres sont flanquées de pilastres angulaires et de deux colonnes adossées à chapiteau dorique, qui soutiennent une corniche moulurée.

Du côté du jardin, la façade s’ouvre par trois ouvertures cintrées au rez-de-chaussée et de grandes arcades à l’étage, scandées de colonnes à chapiteau ionique. Des médaillons à tête de lion décorent le rez-de-chaussée et des vases Médicis, le toit-terrasse. 

En 1824, l’hôtel particulier passa entre les mains d’Anne-Françoise Boutet, dite Mademoiselle Mars (1779-1847), sociétaire de la Comédie-Française, qui connut la gloire sous l’Empire, puis sous la Restauration, lorsqu’elle interpréta les premières pièces romantiques. Mademoiselle Mars sollicita l’architecte Louis Visconti (1791-1853) pour réaménager la demeure. Le jardin, autrefois agrémenté d’une vasque ornée d’un Amour, d’après Chaudet, était accessible depuis la rue Saint-Lazare.

Hôte de la célèbre comédienne en 1827, le comte Rodolphe Apponyi se souvient :

« Nous traversons une cour très spacieuse, remplie de bosquets toujours verts, une jatte de forme antique en marbre blanc au milieu, avec des statues, des jets d’eau, etc. L’architecture de la maison est tout à fait dans le style des villas en Italie. Des deux côtés de cette charmante maison il y a des serres sur des terrasses ; elles sont en forme de tentes soutenues par des lances dorées entre lesquelles se trouvent les vitrages. Enfin, nous entrons dans le vestibule en stuc, orné de colonnes, de statues, de grands vases de fleurs, le pavé de marbre en différentes couleurs, etc. Dans le fond de ce beau vestibule-hall se trouve placé l’escalier ; les marches sont en marbre blanc et les barreaux entre les colonnes sont en bronze doré ; ils ont la forme de candélabres antiques. Arrivés au haut de l’escalier, nous avons cru être transportés dans l’ancienne Athènes ; nous étions dans un temple de marbre blanc.«  

(Vingt-cinq Ans à Paris (1826-1848). Journal du comte Rodolphe Apponyi, attaché de l’Ambassade d’Autriche à Paris, 4 v., Paris, Librairie Plon, 1913-1926, t. 1, 1913, pp. 87-88).

  

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L’Hôtel de Mademoiselle Duchesnois – 3, rue de la Tour-des-Dames

L’hôtel particulier mitoyen abrita une autre personnalité de la scène : Catherine-Joséphine Duchesnois (1777-1835). C’est Auguste Constantin qui édifia la demeure en 1820, à la demande de la tragédienne. Du côté de la rue de la Tour-des-Dames, l’hôtel particulier de Mademoiselle Duchesnois développe une surprenante façade concave, dont les ailes, terminées par deux pavillons, reviennent de part et d’autre d’une petite cour. 

L’emplacement de cette clôture était, à l’origine, réservé à une fontaine et l’accès à la demeure s’effectuait par l’un des pavillons latéraux. Un portail flanqué de pilastres cannelés à chapiteau dorique donne aujourd’hui accès à la cour, fermée par des grilles et des murets. Les moulures de l’arc en plein cintre du portail d’entrée sont sculptées de chapelets et de feuilles d’acanthe ; les écoinçons sont ornés de médaillons occupés par de grandes marguerites. 

Du côté du jardin, la façade de l’Hôtel de Mademoiselle Duchesnois s’articule autour d’un avant-corps central percé de baies cintrées sur deux niveaux. Des pilastres doriques rythment les baies de l’étage. En retrait, une grande fenêtre axiale couronnée d’un fronton pointu donnait, au deuxième étage, sur la pièce servant de chambre à la maîtresse des lieux, qui a conservé son décor peint de style pompéien.

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La plaque commémorative de l’Hôtel Talma

Les deux résidences suivantes ont été occupées par le peintre Horace Vernet (1789-1863) et son gendre Paul Delaroche (1797-1856). La façade principale de la maison d’ Horace Vernet, autrefois tournée vers les jardins, donne sur une impasse débouchant au 56, rue Saint-Lazare. Dans les bâtiments donnant sur la rue de la Tour-des-Dames, le peintre avait aménagé son atelier. C’est à son retour de Rome, où il dirigeait l’Académie de France en 1828 et 1835, que Vernet acheta l’hôtel voisin pour sa fille, devenue l’épouse de Paul Delaroche. 

Ces deux hôtels particuliers voisinaient la propriété de François-Joseph Talma (1763-1826), adulé du Tout-Paris et l’acteur préféré de Napoléon Ier. Talma avait fait l’acquisition du terrain en 1820 et sollicité l’architecte Charles Lelong pour la construction de son hôtel particulier, puis Eugène Delacroix, encore méconnu, pour le décor de la salle à manger. Selon un parti fréquent en Italie, mais peu appliqué à Paris, la façade principale, de style néoclassique, est tournée vers le jardin. Elle contraste nettement avec l’austère façade sur rue de l’Hôtel Talma.

Rue Taitbout

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Le square d’Orléans – 80, rue Taitbout

  Créé entre 1830 et 1841, à l’emplacement d’une imposante maison que Mademoiselle Mars avait achetée avant de s’installer rue de La Tour-des-Dames, le square d’Orléans est le second haut lieu du romantisme de la Nouvelle Athènes. C’est un architecte britannique, Edward Cresy, qui bâtit finalement le lotissement projeté par Auguste Constantin. Le nouveau propriétaire imagina la réplique d’un square à l’anglaise, avec jardin et fontaine. 

Une grande porte, voûtée en plein cintre et flanquée de pilastres doriques, signale, sur la rue Taitbout, l’entrée du square d’Orléans. Elle est surmontée d’un balcon à garde-corps en ferronnerie qui s’appuie sur quatre consoles et un corbeau central, lui-même disposé sur une console à clé d’arc orné d’une feuille d’acanthe.

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Le passage cocher

Cette porte donne accès à un passage cocher, puis à une avant-cour, bordée d’un second passage couvert menant à un vaste square arboré. Le passage cocher est coiffé d’une voûte en stuc décorée de caissons à rosaces. Les portes d’accès aux bâtiments sont flanquées de colonnes cannelées à chapiteau corinthien. Elles sont encadrées de niches à sculpture et surmontées de lunettes percées de baies aveugles.

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Le second passage couvert, vers l’avant-cour

Le second passage couvert est coiffé d’une voûte plus simple en arc surbaissé, également décorée de caissons à rosaces. Les portes d’entrée sont simplement reliées à l’entablement par deux petites consoles. Une plaque commémorative indique que « FREDERIC CHOPIN / HABITA CETTE MAISON / de 1842 à 1849. »

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Le bâtiment principal

Edward Cresy bâtit six immeubles de style néoclassique autour d’un terre-plein orné d’une fontaine et planté d’arbres. Le bâtiment principal repose sur un rez-de-chaussée à refends horizontaux et un niveau en sous-sol de « cours à l’anglaise ». Les travées centrales forment un large avant-corps soutenu, au rez-de-chaussée, par deux gros piliers carrés aux extrémités et quatre pilastres, tous à chapiteau dorique. Des colonnes colossales à chapiteau ionique scandent les travées de l’étage.

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La façade du n°2, square d’Orléans

Le même dispositif est repris pour les autres immeubles du square d’Orléans : « cours à l’anglaise » bordées d’une balustrade, façades blanches sobrement décorées, rez-de-chaussée à refends, grandes baies à petits carreaux, colonnes colossales à chapiteau ionique.

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Le porche du n° 5, square d’Orléans

Un porche couvert d’un plafond dépourvu d’ornements abrite les portes d’accès aux bâtiments situés au fond du square. La porte du n°5 est cintrée et flanquée de colonnes toscanes. Une plaque commémorative indique « GEORGE SAND / HABITA / LE IER ETAGE DE CETTE MAISON /  DE 1842 A 1847 / LA SOCIETE / (LES AMIS DE GEORGE SAND) ».

   

Rue La Ferrière

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L’immeuble aux têtes de lion – 2, rue La Ferrière

La rue La Ferrière, ouverte sans autorisation en 1832, fermée huit ans plus tard, avant d’être finalement intégrée à voirie publique en 1880, forme un demi-cercle derrière la rue Notre-Dame-de-Lorette. Ces deux rues sont en partie bâties d’immeubles caractéristiques de la Nouvelle-Athènes : fenêtres hautes et moulurées, consoles décorées de perles, mascarons à tête de lion, frises d’oves, de piastres et de grecques.

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L’immeuble situé au 34, rue Notre-Dame-de-Lorrette

Les fenêtres de certains immeubles sont encadrés de plusieurs frises ornementales qui donnent l’impression d’une dentelle de pierre : dards et oves, boutons et rosaces, raies de cœur, feuilles de chêne, rinceaux, feuilles d’acanthe. 

 

Rue Notre-Dame-de-Lorette

38 rue notre-dame de lorette

38, rue Notre-Dame-de-Lorette

La porte de l’immeuble voisin partage le même modèle : forme quadrangulaire, entablement, consoles, richesse ornementale. Des frises de feuilles d’eau, de torsades, d’oves et de dards, de besants et de piécettes environnement l’entablement. Celui-ci repose sur des consoles décorées d’acanthes et de perles, et appuyées sur des grappes de raisin. Le relief du linteau montre la tête d’un sylvain crachant des rinceaux qui se développent sur toute la largeur. 

Des imbrications de feuillage décorent les montants extérieurs de la porte. Trois frises superposées (franges, chapelets, rais de cœur) et deux rangs de perles parcourent les trois côtés de l’encadrement de pierre.

36 rue notre dame de lorette

36, rue Notre-Dame-de-Lorette

La porte quadrangulaire de l’immeuble situé au 36, rue Notre-Dame-de-Lorette est encadrée de plusieurs frises décoratives : rangs de perles, d’oves et de chapelets. L’entablement de la porte repose sur des consoles décorées d’acanthe et de coquilles. Les montants extérieurs de la porte sont ornés d’une imbrication de feuillage.

 

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Le linteau de la porte

Le relief sculpté du linteau montrent un cartouche, tenu par deux génies, dont les corps se terminent en rinceaux.

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Revers du 36, rue Notre-Dame-de-Lorette – 19, rue La Ferrière

Le revers de la façade de cet immeuble, qui donne sur la rue La Ferrière, a suscité la même attention décorative. Les corniches de séparation sont soulignées de frises sculptées : fleurettes et feuilles de houx, grecques et postes. Les consoles de l’entablement sont partagées par des rangs de perles et reposent sur des palmettes, les fenêtres du premier étage sont surmontées d’un petit mascaron, de volutes et de tiges fleuries; celles du second étage sont parcourues de rosettes en médaillon, les montants des fenêtres du premier étage sont ornés de motifs inspirés des grotesques antiques. 

Des frises d’oves, de dards et de rais de cœur doublent les frises et soulignent l’encadrement des fenêtres.

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