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Les Grands magasins du Printemps (1865-1921)

Rue du Havre

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La façade principale des Grands magasins du Printemps (1881-1885)

Fondé en 1865 par Jules Jaluzot, le magasin Au Printemps occupait à l’origine l’angle du boulevard Haussmann, des rues du Havre et de Provence. Édifié par Charles-Jules Sédille et son fils Paul, le premier magasin du Printemps comprenait des espaces de vente au rez-de-chaussée, à l’entresol et au sous-sol, alors que les étages abritaient le domicile des propriétaires et de plusieurs employés. Jules Jaluzot expérimenta une technique moderne de vente : entrée libre et prix unique pour chaque article, accès directe à la marchandise. Dès 1874, il fait installer des ascenseurs facilitant le passage d’un niveau à l’autre, puis dote le magasin de l’éclairage électrique.

Reconstruit par Paul Sédille à la suite d’un incendie survenu en 1881, les Grands magasins du Printemps s’étendent alors sur le quadrilatère délimité par le boulevard Haussmann, les rues de Provence, du Havre et de Caumartin. L’architecte choisit le fer comme matériau de base et emploie la pierre dans la décoration. Ce parti pris permit de mettre en place des façades largement vitrées, flanquées de colonnettes en fer venant soutenir les linteaux des fenêtres. Sur la rue du Havre, la façade principale de ce nouveau magasin comprend trois grandes arcades en plein cintre au rez-de-chaussée.

photo façade Printemps

Les niveaux supérieurs de la façade principale (1881-1885)

Des piliers ornés de guirlandes supportent l’entablement sur lequel s’appuie le second niveau, percé de trois grandes baies vitrées formées de châssis de fer et de bronze. Contre les pilastres corinthiens encadrant ces baies, s’adossent quatre statues des Saisons, sculptées par Henri Chapu. Les petites fenêtres du troisième étage servait de base à la grande verrière, qui éclairait le magasin. Cette verrière disparut en 1963, lorsque le magasin fut surélevé de trois étages supplémentaires en retrait.

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La rotonde située à l’angle de la rue du Havre

Quatre rotondes marquent les angles du quadrilatère formé par le magasin « Havre » du Printemps. Chaque rotonde reprend les mêmes principes développés en façade, mais la fonte et le fer sont dissimulés au profit d’une décoration en pierre. Les protes du rez-de-chaussée sont surmontées d’oculi. A l’étage, l’ordre tripartite comprend deux niveaux de fenêtres séparées par des guirlandes sculptées en bas-relief. A l’attique, l’enseigne « AU PRINTEMPS » s’inscrit en lettres d’or sur un fond de mosaïque multicolore. Les rotondes sont coiffées d’un dôme à oculi, couvert en écailles de poisson et surmonté d’un édicule.

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Henri-Michel-Antoine Chapu (1833-1891)

L’Été, vers 1882, pierre, Paris, façade principale des Grands magasins du Printemps

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 Henri-Michel-Antoine Chapu (1833-1891)

Le Printemps, vers 1882, pierre, Paris, façade principale des Grands magasins du Printemps

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Henri-Michel-Antoine Chapu (1833-1891)

L’Hiver, vers 1882, pierre, Paris, façade principale des Grands magasins du Printemps

boulevard Haussmann

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Les Nouveaux Grands magasins du Printemps (1907-1910)

En 1907, René Binet entreprend la construction d’un nouveau magasin, dont l’architecture renvoie clairement au bâtiment conçu par Paul Sédille. En parfaite harmonie avec le magasin de Sédille, René Binet bâtit un grand octogone, doté de quatre rotondes d’angle servant de halls d’entrée. Dans un même souci d’harmonisation, le sculpteur Anatole Guillot (1865-1911) contribue au décor sculpté de la rotonde élevée à l’angle du boulevard Haussmann et de la rue de Caumartin. Il exécute une variation sur le thème du printemps dans un style « Art Nouveau » tardif, comprenant quatre figures allégoriques, sculptées en ronde-bosse ou en bas-relief, sur les trumeaux des baies éclairant la rotonde.

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La figure flanquant la rotonde, du côté du boulevard Haussmann, a l’apparence d’une jeune femme, qui peut être identifiée comme la déesse Flore, au corps parcouru d’une draperie gonflée d’air. D’une douce expression, elle semble se déplacer en jetant des fleurs qu’elle saisit d’un large mouvement du bras droit pour les répandre ensuite sur la Terre.

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Le décor sculpté de la rotonde située à l’angle de la rue Charras (vers 1921)

En 1921, un incendie se déclare dans le bâtiment de René Binet. Georges Wybo mène les travaux de reconstruction et prolonge le magasin jusqu’à la rue Charras. Dans un style décoratif large et dépouillé préfigurant la sculpture réaliste des années 1930, Henri Bouchard (1875-1960) taille en pierre quatre hauts-reliefs en forme d’allégories, qui scandent la façade extérieure de la rotonde située à l’angle de la rue Charras. Ces reliefs représentent quatre figures féminines portant une tunique serrée sous la poitrine, qui laisse apparaître la forme des corps. Les deux figures situées aux angles, bouquet de fleurs en main, esquissent un pas de côté dans un paysage peuplé d’arbres et d’oiseaux. 

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