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La place Saint-Georges (1824)

place st georges hotel païva

La place Saint-Georges, avec la fontaine Gavarni et l’Hôtel de la Païva

La place Saint-Georges, lotie en 1824 et bâtie de maisons, dont il ne subsiste que les grilles arrondies enserrant d’agréables jardinets en avant d’immeubles plus tardifs, se situe au cœur de la « Nouvelle Athènes ».

vue générale fontaine gavarni

Denys Puech (1854-1942) et Émile Oscar Guillaume

La Fontaine Gavarni, 1911, pierre, Paris, place Saint-Georges

Une première fontaine composée de deux bassins superposés, autour d’une colonne centrale, servit d’abreuvoir aux chevaux. Transformée à la suite des travaux du métropolitain, en 1906, et pratiquement tarie, elle célèbre désormais le dessinateur Paul Gavarni (1804-1866), spécialisé dans l’illustration du carnaval de Paris, qui vécut dans le quartier Saint-Georges entre 1837 et 1846.

La fontaine Gavarni, ceinte d’une grille de fer, comprend une colonne supportant le buste du dessinateur, dont le fût est décoré de reliefs en pierre et le socle, de mascarons de bronze.

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La Fontaine Gavarni (détail : Pierrot de carnaval et Débardeuse), Paris, place Saint-Georges

Des figures faisant partie de l’imaginaire de Gavarni se détachent en relief sur le fût de la colonne: un Pierrot et une Débardeuse, mais aussi un rapin et une « Lorette ».

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La Fontaine Gavarni (détail : une « Lorette »), Paris, place Saint-Georges

Ce terme, apparu sous la Monarchie de Juillet, désigne les jeunes femmes partageant leurs frais d’entretien et leurs faveurs entre plusieurs amants se succédant au fil de la semaine.

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Sur les pans coupés du socle de la colonne, entre de petits motifs de congélation, quatre mascarons de bronze évoquent des figures typiques de personnages du XIXe siècle. Ces mascarons laissaient autrefois échapper un filet d’eau. 

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L’Hôtel Dosne-Thiers (actuelle bibliothèque Thiers)

Au n° 27, l’Hôtel Dosne-Thiers, et au n° 28, celui de la marquise de Païva, bordent la place, vers la rue Notre-Dame-de-Lorette. De l’autre côté de la place Saint-Georges, se dresse la façade du théâtre Saint-Georges, qui servit de cadre au film Le Dernier métro, de François Truffaut.

L’Hôtel Dosne-Thiers, édifié par l’architecte Alfred Aldrophe (1834-1895) entre 1873 et 1875, remplace un premier hôtel particulier, dont Alexis Dosne avait fait sa demeure en 1832. C’est dans ce premier hôtel particulier, détruit pendant la Commune, qu’Adolphe Thiers (1797-1877) se consacra à son Histoire du Consulat et de l’Empire. En 1905, Félicie Dosne, belle-sœur de l’historien et homme d’État, fit don de l’actuel Hôtel Dosne-Thiers à l’Institut, dans le but d’y créer une bibliothèque d’histoire de France.

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La façade principale de l’Hôtel de la Païva (1840)

C’est dans cet hôtel à coloration « troubadour », où se mêlent habilement les styles « néo-Renaissance » et « néo-gothique », qu’Esther Pauline B. Lachmann vécut entre 1851 et 1852. Née, à Moscou, de parents juifs polonais, elle avait fui la misère, épousé un modeste tailleur français, qui l’emmena à Paris. Maîtresse du pianiste Henri Herz, Esther Lachmann fréquenta Frantz Liszt, Richard Wagner et Théophile Gautier. Séparée de son mari, elle quitta Paris pour Londres, où elle séduisit quelques aristocrates. Elle revint ensuite à Paris, fit la connaissance d’un riche Portugais, le marquis Aranjo de Païva, qui lui offrit cette belle demeure de la place Saint-Georges, bâtie par l’architecte Edouard Renaud une dizaine d’années plus tôt.

Un décor sculpté foisonnant caractérise la façade de cet hôtel particulier. Sur les travées latérales, les fenêtres cintrées du premier étage, groupées sous un arc surbaissé, flanquent d’exubérants «candélabres», servant d’appui à une statue en pied. Sur la travée centrale, une seule fenêtre axiale, flanquée de deux niches, se loge sous un semblable arc surbaissé. 

 

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La travée centrale de l’Hôtel de la Païva

Sur la travée centrale, des figures de dragon ou de chimère se logent dans les écoinçons de l’arc surbaissé sous lequel se logent la fenêtre et les deux niches à sculpture. De part et d’autre de la fenêtre, ces niches abritent deux figures allégoriques, sculptées par Gabriel-Joseph Garraud : L’Abondance et La Sagesse. Une agrafe figurée d’un putto contorsionné accroche la fenêtre à l’arc surbaissé, dont la voussure présente une frise de grappes de raisin et de feuilles de vigne. 

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Antoine Desbœufs

Le Génie de la Sculpture, vers 1840, pierre, Paris, place Saint-Georges, Hôtel de la Païva

Les « candélabres » des façades latérales se terminent par une sorte de cul-de-lampe formé par trois chauve-souris aux ailes ouvertes : cet assemblage supporte le socle de des Génies de l’Architecture et de la Sculpture, sculptés par Antoine Desbœufs. Le bandeau végétal de l’arc surbaissé est, à cet endroit, interrompu par un cartouche gravé.

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Médaillons représentant Diane et Apollon, encadrant la fenêtre du second étage de la façade de l’Hôtel de la Païva, place Saint-Georges, à Paris

Au second étage de la travée centrale, la fenêtre est encadrée de niches rondes, qui nimbent les bustes d’Apollon et de Diane. Ces deux bustes reposent sur une console mordant l’encadrement de pierre d’une table de marbre en forme de rectangle debout, avec deux demi-lunes sur les petits côtés. Des pilastres au corps décoré de « grotesques » séparent la travée centrale des travées latérales.    

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